Pépiniériste, de père en fils
Après la reprise de l’entreprise familiale, Clément Bugeme, 22 ans et diplômé en agronomie, est passé de la centaine à près d’un millier de plantes.
Sa passion pour l'agriculture vient de son père qui avait créé la « Maison de plantes » à Goma à l'Est de la République Démocratique du Congo, dans la province du Nord-Kivu. A l’époque, Clément Bugeme n’avait que six ans.
« La plupart du temps, on travaillait avec papa. C’est lui qui m'a initié dans la culture de plantes », se souvient-il. A cette période, il apprend certaines techniques comme l'arrosage et la pulvérisation.
En grandissant, Clément choisit de continuer l’œuvre de son père. A 22 ans, ce diplômé en agronomie a pris la direction de la pépinière, après que son paternel soit passé à d’autres activités agricoles. C'est bien lui qui s'occupe de l’achat, de la vente des plants et du paiement des travailleurs.
Dans cette clôture, on distingue plusieurs plantes parmi lesquelles des orchidées, des rosiers, des cotonniers, des palmiers… Dans son jardin, la plante la plus sollicitée est l'orchidée, dont les fleurs sont bonnes pour une attrayante ornementation. Clément vend une plantule d'orchidée à 8 000 francs Cfa (50$), ce qui constitue pour lui une source de revenus par excellence.
« Généralement les grands acheteurs d'orchidées sont des blancs qui vivent ici (au Congo) et qui ont un goût de l'esthétique. Ils viennent acheter ces espèces de plantes pour orner leurs petits jardins », explique Clément Bugeme.
D'une centaine au millier de plantes
A se reprise, l’entreprise familiale comptait une centaine de plantes. La société en compte un millier aujourd’hui. Malgré cette croissance, le jeune homme ne cesse d'effectuer des voyages dans d'autres pays africains tels le Kenya, Rwanda, l'Ouganda...pour aller découvrir et rapporter d'autres variétés de plantes.
Clement a un grand rêve: « Je poursuivrais jusqu'au bout mes études à l'université dans ce même domaine pour élargir mes connaissances en vue d'être un véritable docteur des plantes ».
Il aimerait surtout que sa « Maison de plantes » devienne une référence en République démocratique du Congo. Car, malgré les difficultés financières, c’est grâce à cette activité qu'il parvient à payer sa scolarité et la dizaine d’agents qui travaille pour lui.
Zanem Nety Zaidi à Goma