Des risques de pluies torrentielles au Cameroun
Dans son bulletin décadaire, l’Observatoire national sur les changements climatiques annonce des précipitations du 11 au 20 septembre 2026 avec des inondations, glissement de terrain, vents violents, orages et éclairs dans certaines régions.
Entre le 11 et le 20 septembre 2026, des pluies torrentielles sont attendues au Cameroun. Dans son bulletin décadaire, l’Observatoire national sur les changements climatiques (Onacc) annonce des inondations, glissements de terrain, vents violents, orages et éclairs dans de nombreuses régions du pays.
Dans la partie des hautes savanes Guinéenne du pays, l’Onacc prévoit un regain pluviométrique compris entre 68,9 et 181,5 mm, signe d'une continuité de la saison des pluies dans cette zone agroécologique.
Dans les zones des hautes terres, l’Observatoire table sur des précipitations atteignant 134,1 mm. Avec un record dans les régions forestières comme le Sud (315 mm).
Comme conséquences, l’Onacc annonce des pluies torrentielles, occasionnelles et prolongées, associées à des problèmes de drainage dans les régions de l’Extrême-Nord, du Nord ou encore du Sud.
Dans celles du Nord-ouest, de l’Ouest, du Sud-ouest et du Littoral, prévoit des précipitations prolongées, associées à des pentes raides et à des sols fortement saturés entre le 11 et le 20 septembre.
Pour l’Observatoire national sur les changements climatiques, cette situation risque d'impacter les secteurs de l’agriculture avec notamment la dégradation et de destruction des cultures (tomates, piments, maïs, sorgho, coton, mil, niébé, arachide, oignon...), l’engorgement des sols dans les bas-fonds pouvant provoquer l'asphyxie racinaire et la pourriture des graines; des maladies fongiques sur les plants de cacao, les cultures maraîchères et les tubercules, suite à l'humidité relativement élevée dans les régions du Sud et du Centre.
Impact sur le PIB du Cameroun
Dans le secteur de l'élevage, l’Onacc précise un risque d'enregistrer des cas de pertes d'animaux (volaille, bétail...) suite aux noyades ( zones de hautes savanes Guinéennes ) ou au foudroiement (régions de l'Extrême-Nord et du Nord).
« Selon le scénario climatique le plus pessimiste, les températures devraient monter en moyenne de 3,9°C au cours des 20 prochaines années, avec de grandes variations selon les zones », souligne le rapport national sur le climat et le développement (CCDR) pour le Cameroun publié par la Banque mondiale.
Dans ce document paru en 2022, l’institution financière précise que le pays subira, en raison du changement climatique, une perte de PIB comprise entre 4 et 10 % d’ici 2050 : « le changement climatique a déjà un impact significatif sur les opportunités de santé et d'éducation des populations, dégradant leur capital humain ».
Théophile Philippe Minlo
Image de bannière: Charly Neros via Wikimedia Commons.