
Commence alors une nouvelle ère dans la localité de Misollé 2, dans le département de la Sanaga Maritime, région du Littoral, il y a deux ans. Le premier challenge d’Aurélie est de mettre sur pied un hectare de manioc.
« J’avais beaucoup d’expérience dans ce domaine parce que c’est la spécialité de ma mère. Je me suis lancée avec la ferme conviction de réussir et aujourd’hui je suis plutôt satisfaite de mon projet », se réjouit-elle.
100 000 francs Cfa au depart
Pour un début, l’étudiante dont le rêve est de suivre une formation agro-pastorale, disposait d’un capital d’environ 100 000 francs Cfa pour le bail et la main d’œuvre. Les boutures de manioc qui constituent sa matière première lui sont fournies par son mentor qui n’est nul autre que sa mère.
Au bout de cet investissement, Aurélie a récolté près de 1,3 million de francs Cfa la première année. Mais les fruits de son labeur ont été moins abondants l’année d’après à cause des caprices de la nature, pas favorables à la croissance du manioc.
« J’ai eu moins de récolte la deuxième année, avec un revenu de 900 000 francs Cfa à cause du changement de climat. Mais je ne me suis pas découragée. Je garde la foi pour une meilleure récolte à la prochaine campagne », espère Aurélie.
En plus du manioc, cette agricultrice de 27 ans a décidé de diversifier ses activités avec la création d’un demi-hectare de maïs.
« Mon rêve est d’avoir un champ de maïs qui se distingue par une pratique professionnelle. Je n’ai pas suivi une formation spécifique, mais j’ai bénéficié des séminaires et des ateliers de formation qui permettent d’avoir un certain nombre de connaissances dans le domaine », souligne cette étudiante.
Encore au début de sa carrière, elle reçoit un soutien matériel du ministère de l’Agriculture et du Développement rural en 2016. Toutefois Aurélie Djomo a besoin des partenaires financiers pour accroître sa capacité de production, renforcer ses techniques agricoles et surtout des partenaires commerciaux pour écouler ses produits.
M.M.