3302 bébés tortues secourus au Cameroun
Selon le rapport annuel du Fonds mondial pour la nature, 59 sites de ponte de tortues marines ont été recensés et 51 sécurisés au parc national de Campo Ma’an.
D’après le rapport annuel du Fonds mondial pour la nature (WWF), 59 sites de ponte de tortues marines ont été recensés sur 39 kilomètres de plage entre Ebodjé et Campo. 51 sites ont été sécurisés, permettant ainsi la libération de 3302 bébés tortues, entre 2024 et 2025, contre 2671 durant la période précédente, au parc national de Campo Ma’an situé dans la région du Sud au Cameroun.
Le littoral camerounais abrite quatre espèces de tortues marines: luth, olivâtre, verte et imbriquée. Selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), ces tortues menacées de disparition, subissent « d’importantes pressions anthropiques » du fait, entre autres, des activités de pêche artisanale et semi industrielle, de la dégradation des habitats côtiers (déforestation due aux agro-industries d’hévéa et de palmier à huile) et de la pollution plastique.
« Héros de la mer »
En 2021, le Cameroun a créé le parc marin Manyange na Elombo-Campo. D’une superficie de 110 300 hectares, cette aire marine protégée, la toute première du pays, a pour objectif de protéger des espèces telles les tortues marines. Mais sur le terrain, des associations locales telles Tube Awu se battent depuis 2015 pour la protection de ces tortures à Ebodjé, haut lieu de reproduction de ces animaux, à travers la protection des sites de nidification, la sécurisation des nids, la recherche scientifique et la sensibilisation de la population.
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En février dernier, l’organisation célébrait d’ailleurs à travers une série de posts sur sa page Facebook Rosty Essi Massela, son « héros de la mer ». Le pêcheur était mis en avant pour avoir sauvé deux tortues olivâtres « capturées accidentellement dans ses mailles ».
M. Massela choisissait alors « la vie plutôt que le silence ». « Son exemple montre que la conservation est une affaire de communauté, de conscience et de cœur », saluait Tube Awu.
Josiane Kouagheu
Image de bannière: des bébés tortues. Photo: association Tube Awu via sa page Facebook