• Cuisine
  • Agritech
  • Les marchés
  • Agenda
  • Nous suivre sur Whatsapp
image
  • Accueil
  • Agriculture
  • Agroalimentaire
  • Pêche & Élevage
  • Environnement
  • Sciences
  • Vie rurale
  • Technique
  • Exploration
  • TV

RCA : à Bangui, des femmes ravitaillent les marchés en poulets de chair

RCA : à Bangui, des femmes ravitaillent les marchés en poulets de chair
  • 16-Mar-2017 15:40:00

Alors que le circuit d’approvisionnement en denrées alimentaires dans la capitale de la République centrafricaine a été affaibli par les récentes crises qui secouent le pays, elles se sont réunies au sein d'un groupement pour nourrir leur ville.

 

 

Elles sont 20 femmes. Des mères de famille qui ont décidé en 2014 de créer le groupement « Maboko na maboko » qui signifie « Main dans la main » en Sango, langue nationale de la République centrafricaine (RCA), afin de ravitailler leur ville en poulets de chair élevés localement. A PK 11, quartier situé à la sortie nord de Bangui, la capitale, elles ont installé leur siège et leur poulailler de 12 mètres sur quatre dans lequel 500 poussins sont à chaque fois élevés et vendus sur les marchés après une période de 45 jours.

 

 

Grâce à leur activité, ces femmes ravitaillent aujourd’hui, en protéine animale, de nombreux habitants. Après la crise qui a durement frappé la RCA, le groupement représente une bouffée d’oxygène pour ses membres. « Lors de la première bande, nous avons vendu 450 poulets pour un montant de 1 575 000 francs Cfa. Le groupement a distribué 50 poulets à ses membres », confie non sans fierté, Julia Yalomandé, 48 ans, trésorière du groupe. 

 

Lors de la dernière crise, de nombreux ménages font face au problème alimentaire et les « poches de conflits » paralysent le mouvement chez les habitants, surtout les femmes. L’accès au marché est difficile et l’insécurité alimentaire s'accentue. Conscientes de l’urgent besoin en protéine animale de la population, Julia et les autres membres ont l’idée de se lancer dans la production des poulets de chair pour combler ce déficit alimentaire et se faire un peu d’argent. Chacune apporte alors sa contribution : argent, espaces, matériels. Elles se lancent !

 

 

Pricillia Ninga, 28 ans aujourd’hui, attendait son 2ème enfant lorsqu’elle a reçu l’appel d’adhésion du groupement. Son époux était alors un étudiant sans emploi. Grâce à leur poulailler, cette mère de deux enfants arrive désormais à prendre en charge toute sa famille, grâce à une prime forfaitaire qu’elle reçoit après chaque livraison. 

 

« Au sein du groupement, je m’intéresse beaucoup plus à la livraison et à la vente des poulets. Il m’arrive des fois, de parcourir trois à quatre kilomètres avec 20 ou 40 poulets dans un pousse-pousse pour atteindre un marché. Je ne me plains jamais car, je sais qu’à travers mon activité, une famille comme la mienne sera contente d’avoir du poulet à manger », explique-t-elle, avant d’ajouter que son activité constitue une sorte d’entraide pour les ménages vulnérables, frappés par la crise.

 

 

1500 poulets élevés

 

 

Les femmes du groupement « Maboko na maboko » ont raflé à elles seules un bon nombre de marchés de la ville. Des restaurants des grands hôtels tels le National, l’Oubangui ou encore le Golf Palace leur font confiance. Mais, les membres privilégient surtout les clients de proximité. Le secret de leur réussite réside dans un savoir-faire en matière de petit élevage acquis auprès des techniciens qui renforcent leurs capacités.

 

 

« Au-delà de notre propre volonté de nourrir la population banguissoise, nous avons reçu l’assistance technique de l’ONG Ami-d’ Afrique, qui vient galvaniser notre ambition de faire de notre groupement un des grands fournisseurs du marché en poulet de chair», lance Éveline Temonessa, présidente du groupement.

 

 

Le poulet pesant entre 4 et 5 kg est vendu à 3 500 F. Cfa. Le groupement est aujourd’hui à sa troisième campagne de production, soit 1500 en tout. Mais, au-delà de l’aviculture, « Maboko na maboko » a mis en place l’ Association villageoise d’épargne et de crédit (AVEC), une sorte de micro-finance entre les membres. 

 

Au départ, 200 000 F. Cfa ont été prélevés de la vente de poulets. L’argent a été partagé entre les membres qui se sont lancés, en dehors de leur activité commune d’élevage, dans de petits commerces. Neuf mois plus tard, elles ont un fonds d’épargne de 1 200 000 francs CFA. Une somme qui développera encore plus leur poulailler.  

 

Rosmon ZOKOUE à Bangui

 

  • ARTICLES POPULAIRES
articles/February2026/dEzaBHOnkhzzTCVeQKJ3.png
Technique

Réussir l’élevage des poulets de chair: la ration...

articles/June2021/R94TfFCl4FOC5uK3Jxq0.jpg
Technique

Conseils pratiques pour la mise en place d’une cac...

articles/February2026/f87pCeIFl785jl1rtNu9.png
Pêche & Élevage

« J’ai construit ma maison grâce à l’élevage des p...

articles/June2021/NDHfpQeHQeFMi5FSDbv4.jpg
Agroalimentaire

La farine à base de sang de bœufs pour nourrir des...

articles/October2023/ByhSE0uNHrWOHW8zPyrX.jpg
Pêche & Élevage

Du poulet Goliath pour relever la filière dans le...

Nous suivre sur les reseaux

Facebook Twitter Youtube

Menu principal

  • Accueil
  • Emission
  • Découverte
  • Nos marchés
  • Galerie Photos
  • Agenda
  • Santé
  • Nous suivre sur Whatsapp

Nos Catégories

  • Accueil
  • Culture
  • Pêche
  • Elevage
  • Environnement
  • Enquêtes
  • Agritech
  • Transformation
  • Agri Check
  • Technique
  • TV
  • Equipe de redaction
  • Contributeurs

© Copyright 2021, All Rights Reserved powered by Agripreneurs d’Afrique